La campagne

Pourquoi cette campagne?

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Photo : Kiran Ambwani

À travers le monde, les femmes sont des actrices majeures de l'amélioration des conditions de vie et du développement des communautés.

La construction de sociétés plus égalitaires, où les femmes et les hommes ont les mêmes opportunités, exige que les droits des femmes soient reconnus et respectés mais aussi que les femmes soient représentées dans les instances de pouvoir et de décision. Or, dans une grande majorité de pays, ce n'est pas le cas. Il y a, par exemple, un nombre limité de femmes dans les pays en développement qui participent aux décisions qui les concernent, tant au niveau familial qu'au plan politique. Des progrès ont été réalisés à ce jour, mais il reste du chemin à parcourir pour parler de sociétés égalitaires.

Le programme Uniterra collabore avec des organisations des pays en développement qui agissent directement dans leurs communautés sur des enjeux reliés à :

À titre d'exemples, voici deux projets qui sont menés par le programme Uniterra et qui sont donc directement soutenus par la campagne « Leur défi, ton défi ».

Projet « Clubs de filles »
au Ghana

Les Clubs de filles sont un outil important pour changer les attitudes sur l'éducation des filles dans les communautés du nord du Ghana. Dans cette région, la plus pauvre du pays, moins de filles que de garçons sont inscrits à l'école primaire et secondaire. En zone rurale, près de 54% des femmes n'ont pas terminé leur école primaire comparativement à 36% des hommes. La pauvreté, les stéréotypes et la faible estime de soi sont les principaux facteurs expliquant le taux de décrochage important chez les jeunes filles.

Les Clubs de filles offrent un encadrement aux jeunes filles de quelques 200 écoles primaires et les habilitent à faire valoir leurs droits à l'éducation. Elles sont ainsi capables de défendre le droit d'aller et de rester à l'école, de participer pleinement aux activités d'apprentissage et d'améliorer leur performance scolaire.

Les Clubs de filles peuvent être un outil important pour changer les attitudes au sujet de l'éducation des filles dans les communautés du nord du Ghana. Les filles qui participent aux activités des clubs sont devenues – individuellement et collectivement – des agentes de changement efficaces dans leurs communautés. Elles servent d'éducatrices pour leurs parents et pour les membres de la communauté grâce à l'utilisation d'une variété de techniques de sensibilisation des communautés qui correspondent à la tradition orale dans la région. L'expérience des Clubs de filles témoigne que les filles sont bien placées pour plaider en faveur de leur propre éducation auprès de leur communauté. L'idée et la mise en oeuvre des Clubs de filles ont bénéficié de l'appui de volontaires Uniterra.

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Photo : Jenny Gignoux

Projet « Un Aguayo
pour un accouchement
sans risque » en Bolivie

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Photo : Michel Huneault

Le projet a été mis en place en 2006 dans la petite municipalité andine de Curahuara de Carangas afin d'améliorer les soins de santé apportés aux femmes enceintes et de contrer le taux de mortalité infantile exorbitant. Pour des raisons financières mais surtout culturelles, plus de 90% des femmes de la communauté à majorité autochtone refusaient d'accoucher au centre de santé. Elles préféraient donner naissance à la maison avec l'aide d'une sage-femme, dans le respect de la tradition, mais aussi dans des conditions très difficiles.

Le projet a permis la création d'une chambre de naissance interculturelle, la première du genre en Bolivie. Dans un décor chaleureux et confortable, les femmes peuvent accoucher en compagnie d'une sage-femme employée par l'État. La chambre est adjacente au centre de santé local ce qui facilite grandement le recours au support médical en cas de complications.

Trois mois après l'implantation du projet, plus de 30% des femmes de la communauté donnaient naissance au centre de santé. Un an plus tard, c'est 84% d'entre elles qui étaient passées par l'établissement.

En intégrant à la fois les pratiques traditionnelles et modernes, le projet a permis d'augmenter le nombre de femmes qui accouchent et qui reçoivent des soins prénataux dans un centre de santé, réduisant ainsi la mortalité maternelle et infantile. Il a aussi changé les attitudes et rapproché les groupes : les médecins ont modifié leur attitude envers la médecine traditionnelle et les femmes autochtones ont reconnu que les pratiques traditionnelles ne pouvaient pas résoudre tous les problèmes de santé.

Le ministre de la santé de la Bolivie a approuvé cette approche et reconnu les sages-femmes comme membres à part entière des équipes de santé locales. Le projet Un Aguayo, qui est maintenant répliqué dans les communautés avoisinantes, a contribué à la reconnaissance des droits des femmes aux soins de santé appropriés prenant en compte leur culture. Le projet Un Aguayo a été appuyé par des volontaires Uniterra.